Versailles et l’art de plaisance

Il est toujours très agréable de recevoir, de Paris ou d’ailleurs, des commentaires sur ce blog, ou des correspondances qui démontrent que la beauté est encore une valeur à laquelle tiennent certains responsables de galeries d’art, ce qui permet de tisser de nouvelles collaborations artistiques.

Versailles, comme on sait dans le monde entier, est le nom du chef-lieu du département français des Yvelines, nom qui a supplanté celui, pourtant plus logique, de Seine et Oise. 

Versailles, c’était aussi le substantif masculin désignant la Maison de plaisance du Roi de France. L’expression “maison de plaisance” servait à désigner une maison qui ne servait qu’à l’agrément et au plaisir.

Le Roi Soleil, dit aussi le grand roi, Louis XIV, vivait à Versailles en un temps où les Français avaient un vrai talent et un vrai sens critique avec Molière, ou encore avec La Fontaine, sans parler de la production de documents littéraires, philosophiques, historiques comme les Mémoires de Saint-Simon, capitaux pour comprendre les mentalités à la cour du Roi Soleil. Ce temps-là est resté et restera dans l’Histoire comme le Grand siècle, autrement dit la seconde moitié du XVIIe siècle, dominée non seulement par la personne de Louis XIV mais caractérisée par des œuvres grandioses.

A la cour du roi se pressaient personnes de haut rang et artistes de haute qualité, qui constituaient l’entourage du souverain. C’est là qu’est né le concept d’honnête homme.  “La morale de l’honnête homme est éclectique : elle emprunte à la morale chrétienne et aux grandes morales antiques et contradictoires, la stoïque et l’épicurienne. (…) Elle suppose des loisirs et une vie à l’écart des aléas de la croissance capitaliste. La morale de l’honnête homme est une morale d’officier et de gentilhomme”, écrivait par exemple Pierre Chaunu dans La Civilisation de l’Europe classique (Paris, éditions Arthaud, 1966).

Les personnages de Vanessa Katrin, dans les tableaux que voici, semblent sortis de quelque cour d’amour, comme on appelait les sociétés de personnes qui, au Moyen Âge, s’étaient formées en Provence afin d’y débattre de questions artistiques, philosophiques ou de galanterie.  Et surtout, les personnages de Vanessa Katrin auraient été parfaitement à leur aise à la cour du roi Soleil à Versailles. 

On se prend à rêver à l’idée que, dans un futur plus ou moins proche, certaines des œuvres de Vanessa Katrin soient exposées à Paris, comme dans les lieux qui semblent parfois les avoir inspirées. Ceux et celles qui habitaient à la cour du roi étaient jadis des hommes ou des femmes qui avaient une charge ou un emploi, les grands écuyers, les chambellans, les grands veneurs. Ils partageaient les plaisirs et divertissements de la cour du Roi. Ou, en ce qui concerne les artistes, ils les représentaient et les décrivaient. 

Si la “plaisance” était autrefois l’art de tenir un discours plaisant, ou d’accomplir des actions plaisantes, aujourd’hui l’art est sans doute l’un des rares domaines où il soit encore possible de plaire. Plus exactement, et c’est ce qu’expriment ces œuvres de Vanessa Katrin, l’art devrait être l’ultime plaisance d’un monde qui manque si cruellement, et de plus en plus, de beauté.

E’ sempre molto piacevole ricevere, da Parigi o da altre parti, commenti su questo blog, o corrispondenze che dimostrano che la bellezza è ancora un valore caro ad alcuni galleristi d’arte, il che ci permette di tessere nuove collaborazioni artistiche.

Versailles, come è noto in tutto il mondo, è il nome della capitale del dipartimento francese delle Yvelines, un nome che ha soppiantato il nome più logico di Seine et Oise.

Versailles è anche il sostantivo maschile che designava la Casa del Re di Francia. Il termine  era usato per riferirsi a una casa che serviva solo per il piacere.

Il Re Sole, noto anche come il grande Re, Luigi XIV, visse a Versailles in un’epoca in cui i Francesi avevano un vero talento e un vero senso critico con Molière, o con La Fontaine, per non parlare della produzione di documenti letterari, filosofici e storici come le Memorie di Saint-Simon, che sono cruciali per comprendere le mentalità alla corte del Re Sole. Quel tempo è rimasto e resterà nella storia come il Grande Secolo, cioè la seconda metà del Seicento, dominato non solo dalla persona di Luigi XIV ma caratterizzato da opere grandiose.

La corte del Re era affollata di persone di alto rango e di artisti di alto livello, che costituivano la cerchia del sovrano. È qui che è nato il concetto dell’honnête homme (in francese nel testo).  “La morale dell’uomo onesto è eclettica: prende in prestito dalla morale cristiana e dalle grandi morali antiche e contraddittorie, quella stoica e quella epicurea. (…) Presuppone il tempo libero e una vita lontana dai capricci della crescita capitalistica. La morale dell’uomo onesto è la morale di un ufficiale e di un gentiluomo”, scriveva Pierre Chaunu, ad esempio, in La Civilisation de l’Europe classique (Parigi, edizioni Arthaud, 1966).

I personaggi di Vanessa Katrin, nelle immagini del presente articolo, sembrano provenire da qualche corte d’amore, come le società di persone che, nel Medioevo, si erano formate in Provenza per discutere di questioni di arte, filosofia o galanteria.  E soprattutto, i personaggi di Vanessa Katrin sarebbero stati perfettamente a loro agio alla corte del Re Sole a Versailles. 

Bella l’idea che, in un futuro più o meno prossimo, alcune opere di Vanessa Katrin potessero essere esposte a Parigi, così come nei luoghi che a volte sembrano averle ispirate. Coloro che vivevano alla corte del re erano anticamente uomini o donne che avevano un incarico o un lavoro: i grandi scudieri, i ciambellani… Condividevano i piaceri e i divertimenti della corte del Re. O, nel caso degli artisti, li rappresentavano e li descrivevano. 

Se un tempo la “plaisance” (in francese nel testo) era l’arte di fare un discorso piacevole, o di compiere azioni piacevoli, oggi l’arte è senza dubbio uno dei pochi campi in cui è ancora possibile piacere. 

Più precisamente, ed è questo che esprimono queste opere di Vanessa Katrin, l’arte dovrebbe essere il piacere ultimo di un mondo così crudelmente e sempre più privo di bellezza.


Scopri di più da Galleria d'arte di Vanessa Katrin, artista – Galerie de Vanessa Katrin, artiste

Abbonati per ricevere gli ultimi articoli inviati alla tua e-mail.


Avatar Vanessa Katrin

Per lasciare un commento / Pour laisser un commentaire