Meno TV, più arte!

Meno TV, più arte!

Per Cartesio pensare era concepire, affermare, volere, immaginare e anche – o soprattutto – sentire, perché l’emozione era ancora per lui un modo di pensare. Oggi, e da diversi decenni, la televisione è quasi sempre, se non sempre, lo strumento dell’antipensiero per eccellenza, con un’accelerazione nettissima ad ogni decennio di volgarità e di tuffo nella condivisione dell’ignoranza e della mancanza di cultura. Soprattutto quando si parla di giornalisti “televisivi”, che corrono il rischio di banalizzarsi perché fanno parte di un sistema basato sulla commercializzazione e sul pubblico di massa. La necessità di “costruirsi un pubblico” è ben lungi dal dare loro autonomia e legittimità, come vediamo (o dovremmo vedere) nell’impressionante massa di fake news riversate da questo mezzo tecnologico chiamato televisione. La televisione, secondo i migliori sociologi o filosofi (Guy Debord), ha prodotto una massificazione della cultura in cui si danno cifre, spesso false, su mille argomenti della storia passata, o dell’attualità, e dove tutto viene artificialmente spostato dall’essenza autentica della vita umana. Quello a cui stiamo assistendo è un vero e proprio annegamento della coscienza nella massificazione. Tutto ciò porta all’unificazione, alla standardizzazione delle opere artistiche, intellettuali e culturali. Al contrario, l’arte e la cultura dovrebbero produrre una differenziazione in base agli individui, alle categorie e alle classi sociali. Sarebbe divertente suggerire a tante persone che ogni anno pagano il “canone televisivo”, o che trascorrono centinaia o migliaia di ore davanti alla piccola (minuscola) scatola quadrata, di sostituire il televisore con un quadro. La televisione è la finestra di una prigione che si apre sul cortile di una prigione. L’arte è una finestra sul cielo.

Moins de télévision, plus d’art!

Pour Descartes, penser était concevoir, affirmer, vouloir, imaginer et aussi – voire surtout – sentir, car l’émotion était encore pour lui un mode de la pensée. Aujourd’hui, et depuis plusieurs dizaines d’années, la télévision est presque toujours, pour ne pas dire toujours, l’instrument de l’anti-pensée par excellence, avec une très nette accélération à chaque décennie de la vulgarité et de la plongée dans le partage de l’ignorance et de l’inculture. Notamment quand il s’agit des journalistes « télé », qui courent le risque de la banalisation parce qu’ils font partie d’un système basé sur la commercialisation et sur l’audience de masse. La nécessité de “faire de l’audience” est loin de leur conférer autonomie et légitimité, comme on le voit (ou comme on devrait le voir) dans la masse impressionnante de nouvelles fausses déversées par ce moyen technologique appelé télévision. La télévision, de l’avis des meilleurs sociologues, a produit une massification de la culture où des chiffres, souvent faux, sont indiqués au sujet de mille sujets de l’Histoire passée, ou de l’actualité, et où tout se trouve artificiellement décalé par rapport à l’essence authentique des vies humaines. C’est à une véritable noyade des consciences dans la massification que l’on assiste. Tout cela mène à l’unification, à l’uniformisation, à la standardisation des oeuvres artistiques, intellectuelles et culturelles. Tout au contraire, l’art et la culture devraient produire une différenciation selon les individus, les catégories et les classes sociales. Il serait amusant de suggérer à tant de gens qui s’acquittent chaque année de leur “redevance télé”, ou passent des centaines ou des milliers d’heures pendant leur existence devant la petite (toute petite) boîte carrée, de remplacer leur poste de télévision par un tableau. La télévision est la fenêtre d’une prison, ouverte sur une cour de prison. L’art est une fenêtre ouverte sur le ciel.


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